Sorosoro
L’objectif est de documenter, d’archiver des documents, “d’engranger pour la postérité”, comme nous le dit la directrice du projet, Rozenn Milin (par ailleurs ancienne directrice générale de TV Breizh, première chaîne de télévision régionale et bilingue en France). Et elle précise encore : la priorité, “ce ne sont pas les langues qui risquent de mourir mais celles menacées de disparaître”. C’est cette phrase rapportée par le journaliste de Ouest-France qui a laissé perplexe de nombreux lecteurs, parmi lesquels notre amie Maïwenn, qui l’a signalé dans une rubrique “bêtisier” de notre forum. Suit une tentative d’explication de la part du journaliste : “Le latin est une langue morte mais elle existe”.
Il y a donc là deux confusions : d’abord une langue “qui risque de mourir” et une langue “menacée de disparaître”, c’est exactement la même chose. En revanche on ne peut pas comparer une langue ancienne comme le latin (ou le grec ancien ou le sanskrit) et une langue qui a disparu faute de locuteurs et qui n’existera plus, sauf cas exceptionnel de “renaissance” comme peut-être le mannois.
Les priorités du projet Sorosoro restent donc encore un peu floues…

October 6th, 2008 at 6:52 pm
Sorosoro signifie “bientôt”, “dans peu de temps” en japonais. ^^
Non, ce n’est pas une coïncidence. D’ailleurs, il n’y en a pas en ce monde, seulement l’inévitable.
October 6th, 2008 at 7:59 pm
Une proximité linguistique troublante mais peu encourageante, donc…